Studio International
Natasha Kurchanova / October 2017
Mubi
Michael Sicinski / May 2017
Artspace magazine
Interview with Andrew Goldstein / February 2017
ArtPulse
Stephen Knudsen / November 2016
Calvert Journal
Samuel Goff / June 2016
New Statesman
Anoosh Chakelian / August 2016
The Spaces
Will Strong / July 7 2016
Creator’s Project
Sami Emory / May 27, 2016
Visionaire
Lars Peterson / May 25, 2016
Artefuse
Kristine Roome / May 2016
Monopol (Germany)
August 26, 2015
Texte zur Kunst
Anastasiya Osipova / June 2015
Art Forum
Kate Sutton / May 2015
This is Tomorrow
Laura Herman / March 2015
Brooklyn Rail
by Aaron Richmond / March 2015
Hyperallergic
by Olga Kopenkina / February 2015
Visione Sospresa / Il Cinema Dell’Assenza
by Frank Viso / January 2015
Fandor
By Jordan Cronk / December 17, 2014
arte creative magazine
by Jean-François Rettig / November 2014
MUBI Notebooks
by Daniel Kasman / October 02, 2014
ArtNews Summer 2014
Review by Ann Landi
Art in America
Review by Andrew M. Goldstein / May 2014
Houston Chronicle
Review by Molly Glentzer / January 24, 2014
Elephant magazine #17
Interview with Katya Tylevich / December 2013
Hyperallergic
by Claire Breukel / July 31, 2012
Icon Magazine
Andrea Lippke / January 2012
Modern Painters
Andrew M Goldstein / May 2011
Art / Das Kunstmagazin
August 2011
T / New York Times
Johnny Misheff / June 2011
l’Uomo Vogue
Grazia D'Annunzio / May 2011
Art Newspaper
Marisa Katz / December 2010
Bomb Magazine
Interview with Andrew M Goldstein / March 2010
Artforum
John Kelsey / April 2005
Moscow Art Magazine
Yevgeniy Fiks / 2005

arte creative magazine

…A partir des récits sur la région mythique d’Hyperborea, Anton Ginzburg entreprend un voyage. Son expédition le conduit des forêts du Nord Ouest Pacifique américain, aux palais abandonnés de Saint Petersburg, et aux Goulags de la Mer Blanche. La nature est tour à tour interrogée, reconstituée, détournée, contredite. Sur la trace d’anciens vestiges, forêts primaires, fossiles de mammouths et ruines, l’explorateur est accompagné par un nuage de fumée rouge. Réminiscence de l’Histoire, sa signification évolue à mesure que le film avance. Dans cette forêt opaque d’Amérique du Nord, elle souligne l’artificialité d’une nature reconstituée, et manifeste la mémoire de la violence exercée sur les populations natives américaines. Des palais de Saint Petersburg aux ruines d’un Goulag des bords de la mer blanche, elle convoque l’histoire russe du 20ème siècle, celle des révolutions, de l’enfermement et de l’aliénation au nom des idéaux. Elle devient également réminiscence des limites de notre histoire, en-deçà du temps humain, lorsqu’elle submerge un espace empli de fossiles préhistoriques. La nature filmée devient le lieu même de notre Histoire, et ce fumigène écarlate, paradoxalement évanescent, informe et éphémère, révèle ce qui demeurait dans ces paysages à l’état de trace et mémoire.